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Homélie du 16ème dimanche « A »

18.07.2020

Sagesse 12, 13.16-19 ; Psaume 85 (86); Romains 8, 26-27 et Matthieu 13, 24-43

Nous célébrons aujourd’hui le 16ème dimanche ordinaire « A ». L’évangile nous présente des paraboles pour notre méditation qui a pour support, la parabole du bon grain et de l’ivraie. En effet, cette parabole nous fait entrer dans la logique même de Jésus et de son Royaume des cieux. Elle montre clairement que le mal est dans le monde, dans nos cœurs et aussi dans l’Eglise, même si l’on fait semblant de ne pas l’apercevoir.

Dans notre cœur, il y a ce conflit permanent : l’ivraie et le blé poussent ensemble, l’un à côté de l’autre. Nous sommes souvent habités par le bien et le mal. Et nous avons cette difficulté d’arracher les mauvaises herbes du bon grain. Cette parabole nous fait réfléchir sur l’origine du mal et comment lutter contre le mal dans notre vie. L’image que Jésus utilise pour nous faire comprendre son enseignement, évoque clairement ce que tous les jardiniers redoutent, la mauvaise herbe qui pousse avec la bonne.

La question qui se pose souvent est la suivante : faut-il nettoyer le champ le plus vite pour obtenir une bonne récolte ? La réponse de Jésus est sans appel. Non, il ne faut pas couper la mauvaise herbe aussitôt. Mieux vaut attendre, être patient pour faire le tri à la fin. Jésus nous invite à ne pas agir dans la précipitation. Il nous demande d’avoir la patience et d’attendre le moment favorable. La réponse de Jésus nous aidera lorsque nous seront confrontés aux difficultés de la vie ou aux catastrophes de ce monde. De même, pour barrer la route à l’ennemi, nous devons être prudents et demeurer dans la prière pour que le mal ne l’emporte pas devant le bien dans notre cœur. Pour Jésus, le mal vient de l’ennemi. La mauvaise herbe est plantée la nuit lorsque les gardes dorment. La mauvaise herbe, en grec « zizania », c’est-à-dire discorde. La particularité de la mauvaise herbe est qu’il est difficile au départ de distinguer sa plante de celle du blé.

D’ailleurs notre cœur est subtil ; Parfois dans nos actes de charité ou des gestes fraternels, il peut y avoir un peu d’orgueil de notre part. Jésus nous invite donc à la patience dans notre chemin de conversion. Donc il ne nous appartient pas d’exclure les gens de la communauté, ceux qui, à nos yeux ne sont pas dignes. Le jugement final revient à Dieu seul. Jésus est patient et il nous laisse assez de temps pour notre conversion progressive et véritable. Jésus se hâte de voir son royaume parvenir à sa pleine maturité en chacun de nous. C’est dans ce sens que le Pape Jean-Paul II soulignait dans son livre Mémoire et identité : « Supportons patiemment la miséricorde de Dieu », qui attend jusqu'au dernier moment pour offrir le salut à toutes les âmes, spécialement aux plus nécessiteuses de sa miséricorde ( «Laissez-les grandir tous deux jusqu’à la moisson»: Mt 13,30).

auteur: Père Hervé Andongui, CSSp, Unité Pastorale d’Anderlecht.

 
 

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