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La reprise des activités à Saint-Antoine de la Ville Basse à Charleroi

13.09.2018

Qui l’aurai cru ! Après près de cinq mois d’errance au désert, suite à un incendie malveillant, nous voici de nouveau revenus au bercail, à la Ville Basse, dans notre église Saint-Antoine de Padoue, la petite paroisse chérie par tous et située au cœur du centre ville en reconstruction.

Statue de la Vierge Marie, couverte de cendres.

Statue de la Vierge Marie, couverte de cendres.

Le premier semestre de l’année 2018 a fortement marqué en rebondissements les activités de la paroisse Saint-Antoine de Padoue, à la Ville Basse de Charleroi. En effet, dès le 11 janvier, la paroisse a dû faire face a un incendie criminel. Un feu a été allumé volontairement à la chapelle dite « des Saints » où les chrétiens ont pour habitude de venir se recueillir, prier en y brûlant des bougies.

Ce 11 janvier, alors que la journée avait été bien remplie avec l’accomplissement de toutes les taches quotidiennes d’une paroisse, je venais de quitter l’église pour aller préparer des funérailles et le service d’accueil s’activait à ranger les affaires usuelles avant de fermer l’église. C’est à ce moment-là qu’un visiteur a senti l’odeur de brûlé. Tournant les yeux du côté de la chapelle dite des Saints, tout était envahi par une épaisse fumée. Le temps de saisir un extincteur et de le dégoupiller, le feu avait pris de l’ampleur et la fumée remplissait toute l’église. Quelqu’un de mal intentionné venait de mettre le feu avec une bougie à la grande tenture qui pendait le long du mur du fond. L’intervention des sapeurs pompiers n’a pas tardé, mais déjà toute l’église était sombre et malgré les projecteurs si puissants des pompiers, la visibilité était quasiment nulle. Les pompiers ont du avoir recours à l’éclairage infra-rouge pour pénétrer dans l’église et localiser le lieu du sinistre. Le feu fut vite maitrisé, mais pas la fumée. Il a fallu attendre deux jours pour que la fumée se dissipe. Nous avons alors découvert toutes les conséquences et du feu et de la poudre d’extincteur. L’église n’était plus fonctionnelle.

Chapelle des Saints après l'incendie.

Chapelle des Saints après l'incendie.

Une longue procédure a commencé entre les assurances, la commune de Charleroi et la fabrique d’église pour trouver des compromis éventuels pour payer la facture. Réunion sur réunion, rencontre sur rencontre, la bataille est longue, et n’est pas encore terminée. L’église a été fermée et n’a pu ré-ouvrir que le 27 mai après trois semaines de travaux de nettoyage de fond en comble par une société spécialisée.

Après près de cinq mois, nous voici de nouveau chez nous, dans notre chère petite église située au cœur de la Ville basse, quartier en pleine reconstruction. C’est Monsieur le doyen principal Luc Lysy qui est venu en personne pour la reprise officielle des célébrations à la messe interculturelle de 19h. Les activités ont repris leurs déroulements habituels jusqu’à l’arrivé de l’été et des vacances.

Le 29 juillet est aussi une date mémorable, car toute la communauté paroissiale a dit au revoir à nos deux confrères, Alain et Jonas. Ils sont envoyés en mission sous d’autres cieux après une longue période de ministère dans le diocèse de Tournai et cinq années de participation à la pastorale interculturelle à Saint- Antoine.

La reprise des activités à Saint-Antoine de la Ville Basse à Charleroi

Qui l’aurai cru ! Après près de cinq mois d’errance au désert, suite à un incendie malveillant, nous voici de nouveau revenus au bercail, à la Ville Basse, dans notre église Saint-Antoine de Padoue, la petite paroisse chérie par tous et située au cœur du centre ville en reconstruction.

En toutes occasions rendez grâce au Seigneur… C’est le moment de remercier les paroisses qui nous ont accueillis en mettant à notre disposition leur église, celles de Saint-Pierre de la Neuville à Montignies sur Sambre, puis de Saint-Christophe à la Ville Haute. C’est le 27 mai, en la fête de la Sainte-Trinité que nous sommes redescendus au bord de la Sambre, Rive Gauche. Cela a été rendu possible non seulement grâce au travail de nettoyage de fond en comble de l’église par la société Recon, à la bonne volonté des assureurs et des autorités communales, mais aussi grâce à vos prières et surtout grâce à la pression tant médiatique que solidaire de vous tous.

L’intérieur de l'église.

L'intérieur de l'église.

A la reprise, nombreux ont été surpris de l’état de l’église et disaient : C’est tout ce qu’ils ont fait ! Ils s’attendaient à ce que toute l’église soit restaurée et rénovée. Mais non ! Ayant confiance à l’avenir !

Le travail va s’échelonner sur plusieurs étapes :

1- nettoyer l’église de toutes les saletés suite à l’incendie;

2- réparer impérativement la toiture pour pallier aux infiltrations des eaux de pluie;

3- replâtrer et poncer murs et voute;

4- peindre pour redonner un joyeux éclat à notre maison de prière.

A ce jour, trois opérations restent à faire. A la fin de l’an dernier, nous étions tous au courant par les médias de l’engagement des autorités de la ville qui sans conditions devraient mettre au budget de l’année en cours une somme considérable pour la restauration de Saint-Antoine. Ne soyons pas septiques en disant « wait and see » (attendons de voir), mais invoquons avec ferveur saint Antoine pour que le Seigneur touche les cœurs des décideurs.

Actuellement les gens sont de retour à l’église, la fréquentation redevient activement normale. Nous faisons un appel pour redynamiser l’équipe d’accueil, en vous invitant à vous joindre à nous pour assurer l’accueil afin de répondre à la vocation de notre église appelée : Eglise ouverte.

Je vous invite à voir les photos de saint Antoine sur face book : coco nosaure Saint-Antoine

auteur: Norbert Kitoumou CSSp

 
 

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